le crou

l'idée

Enfiler nos baskets, prendre nos sacs à dos et partir de Toulouse à Bobo-Dioulasso en passant par l'Espagne, Maroc, Mauritanie, Sénégal, Mali et Burkina Faso, à la rencontre de gens qui vivent ailleurs, différemment, dans un contexte qui n'est pas le même. Partir vérifier par nous même s'il est vrai que c'est lorsqu'on ne possède rien que l'on à tant à partager. Aller à la recherche de ces valeurs qui ont disparu chez nous et qui semblent toujours exister là-bas. Partir aussi pour voir ce qu'est vraiment la misère et essayer de s'en souvenir quand on se plaindra un peu trop souvent de nos problèmes si "importants". Aller voir de nos propres yeux un échantillon de la diversité de ces incroyables paysages qui parsèmment la terre et dont on a presque oublié qu'ils n'existent pas qu'à la télé. Et aller boire une Flag au Tarkay tout simplement.

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ze message d'accueil

Salut à tous!!! Bon alors la situation est simple: nous sommes sur les routes (ou plutôt les pistes) quelque part entre Toulouse et Bobo-Dioulasso (on est juste à côté d'un caillou pas loin d'une poule, vous pouvez pas nous louper), et vous êtes chez vous entrain de siroter un pastis, à priori on ne va pas se voir avant un p'tit moment... C'est donc ici que nous nous retrouverons en attendant, mettez vous à l'aise et faites comme chez vous car vous êtes les bienvenus. (sauf les moustachus)
Mercredi 30 août 2006

Salam alikom everybody!

        Je vais commencer cet article par des excuses publiques (sous la pression)  pour les fautes d'orthographe qui se sont invitées à mon insu dans les précedants (et les futurs... hum) articles. J'ai bien vu depuis en me relisant qu'effectivement il y en a pas mal, voire des oublis de mots entiers... Pour ma défense je tiens à dire que malheureusement je n'aurai pas forcement le temps de me relire au cours de ce voyage car celà coute du temps internet et ce n'est pas ce qu'il y a de meilleur marché ici pour le moment. J'essayerai de tout corriger de temps à autres c'est promis ^^.

Mais revenons en à nos moutons si j'ose dire.

         Nous avons donc comme prévu pris le bus en direction de l'est, mais nous avons choisi d'éviter Tétouan, que l'on appelle ici joliment "la ville des voleurs", pour aller directement à Chefchaouen... Trouver le bon bus dans une sorte de marché couvert où s'entassent de nombreuses boutiques touters plus exigues les unes que les autres et surplombées de panneaux informatifs ércits en arabe, fut une tache assez sympa, surtout au milieux d'une foule qui fourmille de partout et des cris des vendeurs qui annoncent leurs destinations en agitant une poignée de billets. Une fois le fameux bus trouvé, il fallu donner au chauffeur 5 dirhams par sac pour qu'il accepte de les prendre dans la soute (les prendre avec nous dans le bus étant bien sur interdit...). Un autre voyageur s'ennerva, le mot "bakshich" fusa et tous les marocains rigolèrent, c'est comme ça que ça marche ici et eux non plus n'y échappent pas...

Le trajet se passa bien et il était agréable de voir le paysage changer au fur et à mesure que nous nous éloignons de Tanger. Il est assez étonnant de voir dans la périphérie des bidons-villes au pieds de grands immeubles vides dont la construction ne fut jamais achevée pour faute de moyens sans doute... Il y a un côté absurde et un peu navrant, on a l'impression que ça construit de tous les côtés mais que le batiments ne voient jamais le jour, seuls subsistent des squelettes de construction et des masses de béton complètement vides...

La campagne est bien plus jolie et change souvent de visage, parfois aride, d'autres fois verdoyante, il y en a pour tous les goûts c'est super.

Le bus s'arreta un instant à Tétouan, juste le temps qu'un "ami" essaye de me faire croire qu'il fallait racheter un billet ici pour continuer vers Chefchaouen pendant que j'étais entrain de surveiller que personne ne soit tenté de prendre nos sacs dans la soute.

Le bus nous emmena ensuite à Chefchaouen où l'on arriva en début de fin d'après midi (mais si ça se dit). Nous nous retrouvions donc à 120km de Tanger et cela pour 27Dh de bus! (plus 5Dh pour le sac certes, mais ça reste vraiment pas cher!).

Il faut savoir que Chaouen (comme ils disent ici) est une ville batie contre une montagne, que le bus nous a laissé en bas et que le camping où nous voulions aller surplombe la ville. evidement...

Après avoir grimpé tout là haut avec nos 20 kilos sur le dos, et monté la tente entre deux pins dans le camping, Julien décida de rester lire un peu et de se coucher tôt car la perspective d'avoir à remonter jusqu'ici pour rentrer l'épuisait par avance ^^. Après avoir regardé le soleil se coucher derrière la montagne, c'est donc en solitaire que je me suis dirigé vers l'escalier qui descendait vers la ville...

- Chefchaouen -

          La nuit était entrain de tomber et je m'approchais du bord de la falaise où l'on m'avait indiqué l'escalier, je ne voyais pas encore la ville. Ce n'est qu'au dernier moment qu'elle apparu, juste en contre-bas, illuminée par des milliers de lumières oranges et blanches, avec sa médina, sa kasbah et toute la rumeur, toute cette vie qui remontait jusqu'à moi. Elle était vraiment magnifique, je veux ne jamais oublier cette image là.

          En descandant je me suis arrété un moment sur un gros rocher pour écouter un peu mieux la rumeur de la ville, c'était un brouhaha de klaxons, d'enfants qui rigolent, de musique et de gens qui parlent cette langue que je ne comprends pas. Je pouvais maintenant distinguer les silouhettes de tout ce petit monde qui s'activait là juste en bàs, il était temps d'y aller.

Je suis entré dans la ville par une petite ruelle où il n'y avait personne et qui déboucha tout à coup au milieu d'une foule de gens qui criaient, vendaient, achetaient, bref, ils vivaient... Je me suis baladé un moment au fil des ruelles en suivant les gens avant de me rendre compte que personne ne me prétait attention, je n'avais pas mon sac sur le dos et Julien n'était pas avec moi, ma couleur de peau avait fait le reste, je n'étais plus un touriste, j'étais marocain...

            Je me suis alors enfoncé de plus belle dans cette ville qui s'offrait à moi, j'ai passé une bonne partie de la nuit à me balader dans la médina entre toutes les échoppes d'où s'échappent des odeurs d'épices mélangées, les barbiers qui manient le rasoir avec application en discutant avec leur client, les gamins qui vendent leur pain dans la rue, les tissus et habits (vrais ou faux) qui pendent au-dessus de nos têtes et les terrasses des cafés où l'on boit le thé à la menthe en discutant... Je me sentais vraiment immergé dans cette culture c'était génial, la nuit continua ainsi.

En remontant vers le camping par l'escalier je me suis à nouveau assis un moment sur le même rocher. La rumeur semblait plus importante encore que tout à l'heure, il y avait maintenant une fanfare et des klaxons qui sonnaient en rythme pour célébrer je ne sais quel évenement, et je me suis dit que voilà, j'en étais sur maintenant, c'est comme ça que je voulais voyager.

           

           Ce matin, après une nuit à la belle étoile, j'y suis retourné avec Julien cette fois. La journée s'annonca bien puisque sur le chemin, une bergère nous lança des caillous alors que nous tentions de prendre une photo d'une chèvre qui s'avérait être la sienne... Après quelques injures probables en arabe, nous la remerciâmes et partimes (sans la photo).

    La ville avait un autre visage, cette fois elle nous révélait ses vraies couleurs à la lumière du soleil: des murs blancs et un camailleu de bleus incroyables que nous avons tenté de prendre en photo (discretement ^^) mais de toutes façons une photo aussi belle soit elle ne le sera jamais autant que le paysage lui même, il faudra donc venir ici pour voir ça.

Apres avoir acheté quelques légumes et bu un thé nous sommes rentré au camping pour faire la sieste avant d'aller un peu se ballader dans les environs. Finalement on a surtout fait la sieste ^^.

Ce soir nous sommes encore ici pour profiter de la vie nocturne mais demain matin nous prenons le bus pour Al-Hoceima à 6h30, il y a 5h de route apparement mais il parait qu'elle est vraiement très belle, on vous dira ça.

@+

Julien et Dimitri

par Dimitri publié dans : downtoburkina
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Lundi 28 août 2006

Après avoir pris les coordonnées de ce bon Miloud, nous sommes monté à bord d'un bus plein de marocains et de quelques rares français, heureux comme on peut l'être quand on a devant soit 24heures à passer assis avec une clim réglée trop forte.

Mais peut importe! C'etait une fenêtre ouverte sur le Maroc, et nous étions prêts à passer cette épreuve, et de toutes façons après une nuit de 4h entre deux pieds de vigne, une quasi-nuit blanche à attendre un bus fantôme et une journée à la plage, nous allions passer le trajet à dormir ^^.

Mais rappelons le, dieu est un rigolo et il avait (à moins que ce ne soit un coup du bouledogue) planifié des pauses toutes les 3 ou 4 heures, soit autant de coupures de sommeil.

Heureusement nous fimes au cours du trajet la connaissance de... Mohamed (décidement...) marocain et enseignant en classe de 6ème à Casablaca, et de Samir, algérien en vacances qui remettait les pieds au Maghreb après une absence de 10 ans...

Plus nous descendions dans le sud, plus les 504 pijo chargées jusqu'au ciel se regroupaient en une espèce de flux migratoire grossissant, un peu comme les dauphins suivent certains bateau pendant un bout de route (quel poëte ^^).

L'arrivée au port au milieu de toutes ces files de véhicules qui attendent leur heure d'embarquement était assez impressionante...

La traversée commença assez mal puisque le policier qui vérifie les passeports et la fiche de renseignements qu'il avait fallu remplir juste à bord, décida de nous embêter car nous n'avions pas rempli la case "adresse au maroc" étant donné que effectivement, nous n'en avions pas... Le gentil policier (surement de la famille du bouledogue) nous jetta négligement un "hotel, maroc"; nous avons donc précisé "hotel, maroc" en face de la fameuse case et effectivement, il me tamponna mon passeport après s'être étonné de voir que j'étais français et non marocain. Apparement Julien ressemblait lui un peu trop à un français puisque le policier décidat que finalement, "hotel, maroc" n'était pas suffisant. Bon, rester calme et partir en quête d'un nom d'hotel à Tanger... Hotel Saphir fut ainsi choisi et le policier sembla satisfait. Un p'tit sourire hypocrite avant de partir, et le reste de la traversée se passa tranquilement au fil de discutions toujours autour des mêmes thèmes (voyage, maroc, philosophie, religions, etc...) avec Mohamed, Samir et Serge que nous avons rencontré grace au zèle du policier.

Bref, rigolades, cafés et prise des différents contacts pour recontacter tout le monde plus tard depuis la france.

- Arrivée à Tanger -

        Premières sensations en posant le pied sur le sol africain: petite déception... c'est le même sol que chez nous en fait. Heureusement il a suffit de lever les yeux pour découvrir la Médina qui s'offrait à nous, fière de son autenticité et de son histoire, alors nous avons réalisé à quel point nous étions à la fois si près et si loin de chez nous.

Petit moment d'émotion au moment de quitter les autres qui continuent en bus jusqu'à Casa, il sont chiants les maghrebins, ils sont tellement gentils qu'on s'attache trop vite à eux. Bonne route les gars.

Nous voilà donc seuls dans ce monde que nous ne connaissons pas, il est est temps d'aller echanger nos euros contre des dirhams. Une fois nos billets en poche, et sur les conseils du Routard, nous nous enfonçont au coeur de la médina à la recherche d'une pension pour y déposer nos sacs et avoir un endroit où passer la nuit ce soir.

Après en avoir vu 3 ou 4 soit complètes, soit trop chères, un certain Rivera nous interpelle depuis une terrasse en hauteur pour nous indiquer un endroit où dormir. Il est de Tanger, son oncle tient une pension au Petit Soco (petit souk, mais uniquement les jeudis et dimanches matins, sinon c'est une place normale) mais après vérification, il n'y a pas de chambre double de libre. Il nous emmène alors dans une autre rue où il nous trouve une pension avec de la place (120Dh pour 2, un peu cher comme à pu se rendre compte plus tard...). Après s'être installé et avoir pris soins d'appliquer tous les conseils que l'on a pu lire ou entendre sur les précautions à prendre pour avoir son argent sur soi, on décide d'aller boire un thé à la menthe (5Dh) sur la terrasse où nous avons rencontré Rivera.

Il est ici en vacances car il est marrié avec une espagnole et vit à Barcelone depuis, mais nous indique des choses à voir ici à Tanger et ailleurs au maroc, tout ça sans demander 1Dh (un guide pour la journée coûte 50Dh d'après le Routard). Vu qu'on a toujours pas mangé et que ça commence à se faire sentir, nous prenons congé et allons nous perdre dans les petites ruelles à la recherche d'un petit restau apparement réputé pour ses poissons et ses prix modestes "l'Atlas". Nous le trouvons et effectivement, leur tajine de sardines pimentées est excellent, nourrissant et coute seulement 20Dh (2euros!!!), à essayer absolument!

Nous retournons au petit soco prendre un autre thé avec Rivera qui nous propose de nous conduire à un petit bar pas loin du port avec une terrasse qui donne sur le détroit de Gibraltar et d'où on aurait apparement pu apperçevoir l'espagne s'il n'y avait pas eu de "brouillard" sur la mer au loin.

Après avoir bu un café au lait berbère Julien et Riviera décident de retourner à la pension pour voir le match de foot du championnat Espagnol ou je ne sais quoi. Vu que je m'intéresse au foot autant qu'à la coupe du monde du 500m haie à dos de pingouins, je suis parti chercher un cyber café pour vous donner ces quelques nouvelles!

Depuis Julien est allé se coucher et je ne vais pas tarder moi non plus car vous avez pu voir, le sommeil est un luxe en ce moment pour nous ^^.

Demain nous partons normalement en direction de Tétouan, pour le moment l'itinéraire choisi devrait ensuite être Chechaouen, Al-Hoceima, Fès et Rabat où nous avons rendez-vous avec Laure mercredi  soir! Nous ne savons pas si nous aurons le temps de faire ce parcours mais nous allons à notre rythme de toutes façons, si nous devons passer à côté d'une de ces villes ce n'est pas grave, il faut en laisser pour les prochains voyages ^^.

@+ tout le monde, on pense à vous et tout va très bien pour nous.

dimitri & julien

par Dimitri publié dans : downtoburkina
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Samedi 26 août 2006

La première partie de ce voyage est un peu particulière puisque la miss laure a du boulot jusqu'à début septembre, et je suis donc parti le 24 aout avec un de nos potes de toulouse: Julien, qui m'accompagne au Maroc jusqu'au 4 sept.

Laure nous y rejoindra mercredi soir via un bus toulouse/tanger si tout se passe comme prévu.

petit résumé de ces derniers jours:

- jeudi 24 à 8h30 laure nous dépose julien et moi au péage de toulouse direction montpellier. 10 minutes plus tard "Yvonne", de la génération 68 s'arrete et nous embarque pour Narbonne... le temps passa très vite au fil de discutions diverses et variétes sur l'éducation des enfants, les voyages, la jeunesse, etc... Bref Yvonne nous souhaita bonne route après nous avoir claqué la bise, merci Yvonne, t'es quelqu'un d'extra.

 Après avoir aussi vite avancé, dieu décida qu'il fallait bien qu'on galère un peu parce que sinon, ce serait moins drôle. Ainsi plus personne ne nous pris pendant les 5 heures qui suivirent; mais en grand rigolo, dieu décida que les 8 autres autostopeurs qui décidèrent de s'installer juste à côté de nous n'attendirent jamais bien longtemps avant d'être pris par des voitures.

Heureusement "Natasha" (et oui...) s'arréta enfin et nous donna un lift jusqu'à Perpignan pendant que Enzo s'étonnait que nous ne connaissions pas tous ces magnifiques dessins-annimés qu'il regarde tous les matins sur le cable et dont il nous parla avec tant d'étoiles dans les yeux.

Nous avons ensuite pris le dernier bus pour le centre ville et nous sommes allé voir "Perpignan by night" (rencontre avec Rachid le menuisier qui construit des chalets et qui nous donna un petit avant-goût du Maroc autour d'une petite bière), avant d'aller planter la tente entre deux rangées de vignes de raisin de rivesaltes (délicieux), et Julien découvrit les joies de monter une tente que l'on ne connait pas dans le noir et dans un espace de 80 cm de large sur 200m de long, ceci après avoir réalisé qu'il a déjà perdu son tapis de sol autogonflant quelque part entre ici et toulouse. Un grand moment, il vous le dira.

La nuit fut courte (4 heures...) car on voulait se lever assez tôt pour prendre un bus pour Grenade au sud de l'espagne, l'idée étant d'éviter de passer 4 jours à galérer à essayer de faire du stop au nord de l'espagne (les espagnols ne prennent que tres tres rarement les autostopeurs...) et finir par prendre un bus depuis Barcelone à Tanger par manque de temps... Bref c'est le coeur vaillant (mais avec de petits yeux) que nous nous sommes présenté à la boutique de bus internationnaux "eurolines" pour demander les horaires de bus pour Grenade, non sans une petite fierté de nous être levé si tôt pour prendre le premier de ces bus!

Petite fierté qui s'envola soudainement quand elle nous répondit aussi agréablement que pourrait l'être un bouledogue nain qui se serait fait marcher sur la patte : "23h56". Il y eut un rire nerveux, puis un long sanglot. Notre charmant bouledogue tenta de nous achever en précisant que le prix du billet s'élevait à 80euros par personne... Echec de la manoeuvre cependant car Rachid nous avait révélé la veille qu'il était possible d'aller rencontrer discretement les chauffeurs de bus eurolines marocains à l'hotel juste à côté et payer directement en liquide une somme bien moins importante...  

La journée s'écoula donc au rythme de lectures, cafés, pluie, flippers, etc...

Pendant la soirée, le hasard mis ce bon vieux Lazarre sur notre chemin, un poëte de la rue franco-marocain au coeur énorme et au passé difficile, qui venait de perdre un de ses meilleurs amis quelques jours auparvant et avec qui nous avons eu de grandes discutions et dont nous avons, l'espace d'un soir, partagé la peine. Il est de Toulouse, nos routes se recroiseront donc peut être un jour. "Inch'Allah" comme ils disent là-bas.

A 23h56 le fameux bus arriva donc, et, détail intéressant, nous avions oublié que Grenade n'était "qu'en espagne" et que donc les chauffeurs ne seraient absolument pas les marocains dont Rachid nous avait parlé. Notre espagnol étant plus que moyen, il fut difficile de trouver les mots pour répondre à "no es possible; no ticket, no viaje". C'est donc la larme à l'oeil que l'on regarda le bus partir vers le sud sans nous.

Etant donné que pour retourner au milieux des vignes planter la tente il fallait marcher environ trois quart d'heure, on s'est assis sur nos sacs sur le parking afin de mieux vivre notre désespoir. Finalement on s'est dit que peut être l'espagne ne voulait pas de nous et qu'il vaudrait mieux prendre un bus pour le maroc demain.

C'est à peu près à ce moment là que débarqua d'on ne sait où Mohamed (tel le prophète? ^^), maçon d'une cinquantaine d'années, qui nous dit qu'il attendait de la famille du maroc qui devait arriver vers 2h30 si le bus n'avait pas de retard. Le bus repartirait ensuite vers Tanger et Mohamed nous proposa même de parler au chauffeur pour qu'il nous prenne dans le bus sans ticket. Il nous parla de son pays et de sa culture, on se sentait déjà presqu'au bled.

La nuit nous apporta ensuite un autre Mohamed, plus jeune et plus occidental mais bien moins intéressant car il ne savait que monopoliser la parole pour parler de lui et de tout ce monde qu'il connaissait et qui, bien sur, l'adorait. Vint ensuite Miloud, Algérien de 29 ans très sympa qui passa toute la nuit avec nous à attendre le bus qui finalement n'arriva jamais...

Dès l'ouverture de la boutique eurolines et après un croissant/café avec Miloud, nous sommes donc retourné voir notre bouldogue pour cette fois acheter un billet pour Tanger sans poser de questions. Le bus partait à 17h30 et coutait 136euros mais commencant à en avoir légèrement marre de Perpignan nous avons pris les billets et sommes allé passer la journée à la plage, toujours avec Miloud.

Le soleil, la mer, Miloud, et une ravissante italienne en bikini à l'horizon furent un bon coctail pour attendre sereinement le bus. Demain, nous serons au Maroc!!!

ضءمئطرء (dimitri)

par Dimitri publié dans : downtoburkina
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Maroc 1 euro = 10,8 dirhams
Mauritanie 1 euro = 338 ouguiyas
Mali 1 euro = 650 francs cfa
Burkina Faso 1 euro = 650 francs cfa

"Ceux qui sont trop pressés sont déjà morts"     - Samir, Fès -

"Quand le ventre est plein le nègre est content"    - Mamadou, Nouadhibou -

"Je suis athé, dieu merci"   - Jean-Marc, de toulouse -

"Quoi que nous fassions, un éléphant ne rentrera jamais dans une marmite"    - proverbe africain -

"La vraie cuisine est celle dont on ne se fatigue jamais. Après un repas parfait il faut garder l'impression qu'on serait capable de recommencer, c'est un peu comme après l'amour mais ceci est une autre histoire..."    - Ernest, cuisto, Bobo -

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