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Bien le bonjour chers amis,
Nous avons comme convenu quitté la Mauritanie il y a quelques jours déjà, par une route qui longe plus ou moins le fleuve Sénégal et qui porte un bien joli nom puisqu'elle est connue en tant que "route de l'espoir". Il s'agit à l'origine d'un grand projet qui était de construire une voie goudronnée entre Nouakchott à Bamako afin de développer les échanges entre ces deux villes. Ce projet n'arriva pas à terme puisqu'il reste environ 170km de piste bien cabossée un peu avant Bamako...
Il nous a fallu 4 jours pour effectuer le trajet car nous devions nous arréter dès la tombée de la nuit, la route étant sans arret traversée par des centaines de troupeaux de chèvres, ânes, zébus ou dromadaires... c'est incroyable tout les animaux que nous avons pu voir, pour un peu on se serait cru dans un safari ou dans l'enclos d'un zoo...
(En ce qui concerne notre ami le dromadaire rebondissant, c'est pas qu'il sautille de joie d'aller au bord de l'eau, c'est plutôt qu'il a les pattes de devant attachées ensemble).
Le passage de la frontière Malienne se fit sans encombre, nous avons juste eu à décliner gentillement la proposition du douanier qui consistait à lui verser 2000 ouguiyas par personne pour ses "frais de dossier". Qui ne tente rien n'a rien...
On a tendance à dire que les frontières ne sont que des lignes virtuelles, mais il est impressionnant de constater à quel point les paysages et les gens sont différents de part et d'autre des ces lignes invisibles. Autant la Mauritanie était vraiment un pays sec sans arbres, autant le Mali se révéla être verdoyant avec pleins de forêts... De la même manière, les mauritaniens pratiquent un islam où on rigole pas tous les jours, alors que les maliens vous diront avec un grand sourire qu'ils ont choisi un islam "moderne", c'est à dire qu'ils prient à l'occasion, si ils ont fini leur bière ^^.
Bref quand on entre au Mali, on arrive vraiment en Afrique noire, l'ambiance est à la fête, les gens sont adorables et les enfants vous demandent un cadeau ou un "bic" avant de vous dire bonjour... Ici on aime pas le Paris-Dakar car les gens nous disent qu'avec tout leur argent ils donnent plein de cadeau aux gamins qui pensent ensuite que tous les toubabs (les blancs) sont riches, et ils préfèrent du coup faire la manche plutôt que d'aller à l'école. Sans compter que ça déstabilise l'économie locale, le marchand de quartier qui vendait des stylos peut commencer à chercher un autre boulot.
Je suppose (j'espère!) que les organisateurs et participants du Paris-Dakar voulaient bien faire, ça montre à quel point il faut faire attention et envisager toutes les conséquences que pourrait ammener telle ou telle action ici. Il arrive qu'en voulant aider dans un sens, on provoque plus de dégats sur un autre plan... Pour nous qui comptons sur notre voyage pour nous faire une idée des besoins en Afrique et essayer monter un projet pour la prochaine fois, c'est une bonne leçon.
Bon, nous avons du rester un peu à Nioro-du-Sahel, permière ville après la frontière car nous étions tous les 3 complètement à sec, le premier distributeur était à Bamako, et à moins de pousser la voiture sur les derniers 400km, il fallait trouver de l'argent pour mettre du gasoil. C'est assez frustrant d'avoir de l'argent sur son compte (une fois n'est pas coutume comme on dit) et de ne pas pouvoir le retirer...
Pendant que Jean-Marc essayait de trouver un peu de fraîcheur sous un arbre, nous nous sommes adonnés au sport national: chercher un toubab qui pourrait nous filer des sous. Après enquête nous avons entendu parler d'un prêtre belge qui bosserait dans une mission locale pas trop loin de là... On tente le coup, ça fait longtemps qu'on en a pas vu en plus, c'est limite de l'ethnologie, parfait ça colle au voyage.
Nous rencontrons donc cet homme dans une bibliothèque qu'il a mise en place pour les enfants du quartier. Nous lui faisons part de notre petit problème, et il nous dit qu'il a un compte en France et qu'il peut donc nous dépanner... Sympa. Nous le remercions chaleureusement, nous avons maintenant de quoi manger, dormir, et faire le plein.
C'est donc le lendemain dans l'après midi, après une journée de piste/route, que nous sommes enfin arrivés à Bamako...
Nous avons enfin pu retirer de l'argent, rembourser Jean-Marc, et retrouver notre autonomie! ahhh... c'était tellement bon que nous sommes directement aller boire une Flag pour fêter ça ^^.
Nous avons passé la nuit dans une auberge encore plus sympa que celle de Nouakchott, mais il n'y avait pas autant d'ambiance. Nous avons passé une journée dans cette ville, c'était dimanche mais nous n'avons pas vu de mariage ^^. Par contre on nous avait dit qu'il y avait des hippopotames juste en dessous de l'un des deux ponts qui traversent l'immense fleuve Niger, nous avons guetté mais ils ne sont pas montrés. Du coup on est allé au zoo, c'est plus simple.
Nous avons fait nos adieux à tous le monde tôt le lendemain car nous avions réservé un taxi-brousse pour la dernière partie de notre voyage, ça nous a fait bizarre de nous dire que nous étions bientôt arrivés, après un mois de nomadisme on s'y habitue un peu...
Voilà, maintenant nous sommes à Bobo-Dioulasso depuis 2 jours, fin du voyage, ici s'arrête l'aventure itinérante et ici commence l'aventure humaine, un mois de vie à l'africaine à Bobo au BURKINA FASO "pays des hommes intègres".
Bisous à tous, on pense bien à vous comme d'hab', revenez nous voir de temps en temps, il y aura de nouveaux articles sur le blog!
"Ceux qui sont trop pressés sont déjà morts" - Samir, Fès -
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"Je suis athé, dieu merci" - Jean-Marc, de toulouse -
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"La vraie cuisine est celle dont on ne se fatigue jamais. Après un repas parfait il faut garder l'impression qu'on serait capable de recommencer, c'est un peu comme après l'amour mais ceci est une autre histoire..." - Ernest, cuisto, Bobo -
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