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Un beau voyage commence toujours par une belle rencontre...
Quelques jours avant mon départ pour Bobo Dioulasso, j'ai fait la rencontre d'un ange du continent noir : Fatou. Fatou, c'est l'étoile de Bobo, c'est la "coucou" de Laure. Elle est belle, sensible, surprenante, incroyablement vivante. On ne peut que tomber sous le charme. C'est à Paris que nous nous sommes rencontrées avec Jean, son ami. Ce qui frappe d'emblée chez cet homme, c'est sa curiosité, son goût pour la culture et pour l'art, pour les hommes et leurs savoirs-faires, son amour pour l'humain.
Ensemble, nous nous sommes promenés dans les rues de Paris, en prenant le temps d'apprendre à nous connaître. Nous nous sommes laissés porter par les vents, un peu à contre-courant de la vie parisienne et de son empressement. Les mots me manquent pour vous faire partager ces moments de découverte. Les yeux écarquillés de Fatou, son immuable coquetterie, sa sensibilité pour le malheur des hommes ont restauré mon regard aveuglé par le stress de la vie quotidienne.
Quelques jours plus tard, nous prenons notre envol pour Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. A l'aéroport de Paris, c'est déjà un peu l'Afrique, tout le monde parle, tout le monde rit et notre tristesse de quitter ceux que l'on aime s'apaise un peu. Après une longue nuit entrecoupées d'escales à Agadir et à Bamako, nous nous posons à Ouaga' sous une chaleur déjà écrasante pour un début de matinée. A la lumière de l'aube se dévoile une ville de terre et de poussière ocre. Déjà les vélos et les mobylettes se pressent entre les buildings.
A la descente de l'avion, une mauvaise surprise nous attend : mon sac à dos est resté en France. Mais je suis bien décidée à ne pas m'en faire, comme on dit ici " y'a pas de problème ". Et d'ailleurs tout s'arrange, Fatou m'a prêté des vêtements, son oncle de Ouaga va s'occuper de réceptionner mon bagage quand il arrivera, s'il arrive ! :-)
Après quelques formalités, nous prenons le bus pour Bobo Dioulasso. A l'arrivée, tout le monde nous attend : Laure, Dimitri, le amis et la famille de Fatou. J'ai du mal à retenir mes larmes devant cet accueil chaleureux et ma joie de revoir ma petite soeur. Ce soir, la famille de Fatou a organisé une petite fête. Un vrai repas de roi accompagne nos récits de voyage et nos plaisanteries. Ceci n'est pourtant pas si inhabituel. Les bobolais sont des gens très accueillants, soucieux des autres et de leur bien-être, toujours prêts à partager un moment ou à faire la fête.
Ainsi commence ma découverte d'un pays empli d'amour et de joie de vivre, un pays qui invite au repos, à la rencontre et à l'échange...
"Ceux qui sont trop pressés sont déjà morts" - Samir, Fès -
"Quand le ventre est plein le nègre est content" - Mamadou, Nouadhibou -
"Je suis athé, dieu merci" - Jean-Marc, de toulouse -
"Quoi que nous fassions, un éléphant ne rentrera jamais dans une marmite" - proverbe africain -
"La vraie cuisine est celle dont on ne se fatigue jamais. Après un repas parfait il faut garder l'impression qu'on serait capable de recommencer, c'est un peu comme après l'amour mais ceci est une autre histoire..." - Ernest, cuisto, Bobo -
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