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La première partie de ce voyage est un peu particulière puisque la miss laure a du boulot jusqu'à début septembre, et je suis donc parti le 24 aout avec un de nos potes de toulouse: Julien, qui m'accompagne au Maroc jusqu'au 4 sept.
Laure nous y rejoindra mercredi soir via un bus toulouse/tanger si tout se passe comme prévu.
petit résumé de ces derniers jours:
- jeudi 24 à 8h30 laure nous dépose julien et moi au péage de toulouse direction montpellier. 10 minutes plus tard "Yvonne", de la génération 68 s'arrete et nous embarque pour Narbonne... le temps passa très vite au fil de discutions diverses et variétes sur l'éducation des enfants, les voyages, la jeunesse, etc... Bref Yvonne nous souhaita bonne route après nous avoir claqué la bise, merci Yvonne, t'es quelqu'un d'extra.
Après avoir aussi vite avancé, dieu décida qu'il fallait bien qu'on galère un peu parce que sinon, ce serait moins drôle. Ainsi plus personne ne nous pris pendant les 5 heures qui suivirent; mais en grand rigolo, dieu décida que les 8 autres autostopeurs qui décidèrent de s'installer juste à côté de nous n'attendirent jamais bien longtemps avant d'être pris par des voitures.
Heureusement "Natasha" (et oui...) s'arréta enfin et nous donna un lift jusqu'à Perpignan pendant que Enzo s'étonnait que nous ne connaissions pas tous ces magnifiques dessins-annimés qu'il regarde tous les matins sur le cable et dont il nous parla avec tant d'étoiles dans les yeux.
Nous avons ensuite pris le dernier bus pour le centre ville et nous sommes allé voir "Perpignan by night" (rencontre avec Rachid le menuisier qui construit des chalets et qui nous donna un petit avant-goût du Maroc autour d'une petite bière), avant d'aller planter la tente entre deux rangées de vignes de raisin de rivesaltes (délicieux), et Julien découvrit les joies de monter une tente que l'on ne connait pas dans le noir et dans un espace de 80 cm de large sur 200m de long, ceci après avoir réalisé qu'il a déjà perdu son tapis de sol autogonflant quelque part entre ici et toulouse. Un grand moment, il vous le dira.
La nuit fut courte (4 heures...) car on voulait se lever assez tôt pour prendre un bus pour Grenade au sud de l'espagne, l'idée étant d'éviter de passer 4 jours à galérer à essayer de faire du stop au nord de l'espagne (les espagnols ne prennent que tres tres rarement les autostopeurs...) et finir par prendre un bus depuis Barcelone à Tanger par manque de temps... Bref c'est le coeur vaillant (mais avec de petits yeux) que nous nous sommes présenté à la boutique de bus internationnaux "eurolines" pour demander les horaires de bus pour Grenade, non sans une petite fierté de nous être levé si tôt pour prendre le premier de ces bus!
Petite fierté qui s'envola soudainement quand elle nous répondit aussi agréablement que pourrait l'être un bouledogue nain qui se serait fait marcher sur la patte : "23h56". Il y eut un rire nerveux, puis un long sanglot. Notre charmant bouledogue tenta de nous achever en précisant que le prix du billet s'élevait à 80euros par personne... Echec de la manoeuvre cependant car Rachid nous avait révélé la veille qu'il était possible d'aller rencontrer discretement les chauffeurs de bus eurolines marocains à l'hotel juste à côté et payer directement en liquide une somme bien moins importante...
La journée s'écoula donc au rythme de lectures, cafés, pluie, flippers, etc...
Pendant la soirée, le hasard mis ce bon vieux Lazarre sur notre chemin, un poëte de la rue franco-marocain au coeur énorme et au passé difficile, qui venait de perdre un de ses meilleurs amis quelques jours auparvant et avec qui nous avons eu de grandes discutions et dont nous avons, l'espace d'un soir, partagé la peine. Il est de Toulouse, nos routes se recroiseront donc peut être un jour. "Inch'Allah" comme ils disent là-bas.
A 23h56 le fameux bus arriva donc, et, détail intéressant, nous avions oublié que Grenade n'était "qu'en espagne" et que donc les chauffeurs ne seraient absolument pas les marocains dont Rachid nous avait parlé. Notre espagnol étant plus que moyen, il fut difficile de trouver les mots pour répondre à "no es possible; no ticket, no viaje". C'est donc la larme à l'oeil que l'on regarda le bus partir vers le sud sans nous.
Etant donné que pour retourner au milieux des vignes planter la tente il fallait marcher environ trois quart d'heure, on s'est assis sur nos sacs sur le parking afin de mieux vivre notre désespoir. Finalement on s'est dit que peut être l'espagne ne voulait pas de nous et qu'il vaudrait mieux prendre un bus pour le maroc demain.
C'est à peu près à ce moment là que débarqua d'on ne sait où Mohamed (tel le prophète? ^^), maçon d'une cinquantaine d'années, qui nous dit qu'il attendait de la famille du maroc qui devait arriver vers 2h30 si le bus n'avait pas de retard. Le bus repartirait ensuite vers Tanger et Mohamed nous proposa même de parler au chauffeur pour qu'il nous prenne dans le bus sans ticket. Il nous parla de son pays et de sa culture, on se sentait déjà presqu'au bled.
La nuit nous apporta ensuite un autre Mohamed, plus jeune et plus occidental mais bien moins intéressant car il ne savait que monopoliser la parole pour parler de lui et de tout ce monde qu'il connaissait et qui, bien sur, l'adorait. Vint ensuite Miloud, Algérien de 29 ans très sympa qui passa toute la nuit avec nous à attendre le bus qui finalement n'arriva jamais...
Dès l'ouverture de la boutique eurolines et après un croissant/café avec Miloud, nous sommes donc retourné voir notre bouldogue pour cette fois acheter un billet pour Tanger sans poser de questions. Le bus partait à 17h30 et coutait 136euros mais commencant à en avoir légèrement marre de Perpignan nous avons pris les billets et sommes allé passer la journée à la plage, toujours avec Miloud.
Le soleil, la mer, Miloud, et une ravissante italienne en bikini à l'horizon furent un bon coctail pour attendre sereinement le bus. Demain, nous serons au Maroc!!!
ضءمئطرء (dimitri)
Après avoir pris les coordonnées de ce bon Miloud, nous sommes monté à bord d'un bus plein de marocains et de quelques rares français, heureux comme on peut l'être quand on a devant soit 24heures à passer assis avec une clim réglée trop forte.
Mais peut importe! C'etait une fenêtre ouverte sur le Maroc, et nous étions prêts à passer cette épreuve, et de toutes façons après une nuit de 4h entre deux pieds de vigne, une quasi-nuit blanche à attendre un bus fantôme et une journée à la plage, nous allions passer le trajet à dormir ^^.
Mais rappelons le, dieu est un rigolo et il avait (à moins que ce ne soit un coup du bouledogue) planifié des pauses toutes les 3 ou 4 heures, soit autant de coupures de sommeil.
Heureusement nous fimes au cours du trajet la connaissance de... Mohamed (décidement...) marocain et enseignant en classe de 6ème à Casablaca, et de Samir, algérien en vacances qui remettait les pieds au Maghreb après une absence de 10 ans...
Plus nous descendions dans le sud, plus les 504 pijo chargées jusqu'au ciel se regroupaient en une espèce de flux migratoire grossissant, un peu comme les dauphins suivent certains bateau pendant un bout de route (quel poëte ^^).
L'arrivée au port au milieu de toutes ces files de véhicules qui attendent leur heure d'embarquement était assez impressionante...
La traversée commença assez mal puisque le policier qui vérifie les passeports et la fiche de renseignements qu'il avait fallu remplir juste à bord, décida de nous embêter car nous n'avions pas rempli la case "adresse au maroc" étant donné que effectivement, nous n'en avions pas... Le gentil policier (surement de la famille du bouledogue) nous jetta négligement un "hotel, maroc"; nous avons donc précisé "hotel, maroc" en face de la fameuse case et effectivement, il me tamponna mon passeport après s'être étonné de voir que j'étais français et non marocain. Apparement Julien ressemblait lui un peu trop à un français puisque le policier décidat que finalement, "hotel, maroc" n'était pas suffisant. Bon, rester calme et partir en quête d'un nom d'hotel à Tanger... Hotel Saphir fut ainsi choisi et le policier sembla satisfait. Un p'tit sourire hypocrite avant de partir, et le reste de la traversée se passa tranquilement au fil de discutions toujours autour des mêmes thèmes (voyage, maroc, philosophie, religions, etc...) avec Mohamed, Samir et Serge que nous avons rencontré grace au zèle du policier.
Bref, rigolades, cafés et prise des différents contacts pour recontacter tout le monde plus tard depuis la france.
- Arrivée à Tanger -
Premières sensations en posant le pied sur le sol africain: petite déception... c'est le même sol que chez nous en fait. Heureusement il a suffit de lever les yeux pour découvrir la Médina qui s'offrait à nous, fière de son autenticité et de son histoire, alors nous avons réalisé à quel point nous étions à la fois si près et si loin de chez nous.
Petit moment d'émotion au moment de quitter les autres qui continuent en bus jusqu'à Casa, il sont chiants les maghrebins, ils sont tellement gentils qu'on s'attache trop vite à eux. Bonne route les gars.
Nous voilà donc seuls dans ce monde que nous ne connaissons pas, il est est temps d'aller echanger nos euros contre des dirhams. Une fois nos billets en poche, et sur les conseils du Routard, nous nous enfonçont au coeur de la médina à la recherche d'une pension pour y déposer nos sacs et avoir un endroit où passer la nuit ce soir.
Après en avoir vu 3 ou 4 soit complètes, soit trop chères, un certain Rivera nous interpelle depuis une terrasse en hauteur pour nous indiquer un endroit où dormir. Il est de Tanger, son oncle tient une pension au Petit Soco (petit souk, mais uniquement les jeudis et dimanches matins, sinon c'est une place normale) mais après vérification, il n'y a pas de chambre double de libre. Il nous emmène alors dans une autre rue où il nous trouve une pension avec de la place (120Dh pour 2, un peu cher comme à pu se rendre compte plus tard...). Après s'être installé et avoir pris soins d'appliquer tous les conseils que l'on a pu lire ou entendre sur les précautions à prendre pour avoir son argent sur soi, on décide d'aller boire un thé à la menthe (5Dh) sur la terrasse où nous avons rencontré Rivera.
Il est ici en vacances car il est marrié avec une espagnole et vit à Barcelone depuis, mais nous indique des choses à voir ici à Tanger et ailleurs au maroc, tout ça sans demander 1Dh (un guide pour la journée coûte 50Dh d'après le Routard). Vu qu'on a toujours pas mangé et que ça commence à se faire sentir, nous prenons congé et allons nous perdre dans les petites ruelles à la recherche d'un petit restau apparement réputé pour ses poissons et ses prix modestes "l'Atlas". Nous le trouvons et effectivement, leur tajine de sardines pimentées est excellent, nourrissant et coute seulement 20Dh (2euros!!!), à essayer absolument!
Nous retournons au petit soco prendre un autre thé avec Rivera qui nous propose de nous conduire à un petit bar pas loin du port avec une terrasse qui donne sur le détroit de Gibraltar et d'où on aurait apparement pu apperçevoir l'espagne s'il n'y avait pas eu de "brouillard" sur la mer au loin.
Après avoir bu un café au lait berbère Julien et Riviera décident de retourner à la pension pour voir le match de foot du championnat Espagnol ou je ne sais quoi. Vu que je m'intéresse au foot autant qu'à la coupe du monde du 500m haie à dos de pingouins, je suis parti chercher un cyber café pour vous donner ces quelques nouvelles!
Depuis Julien est allé se coucher et je ne vais pas tarder moi non plus car vous avez pu voir, le sommeil est un luxe en ce moment pour nous ^^.
Demain nous partons normalement en direction de Tétouan, pour le moment l'itinéraire choisi devrait ensuite être Chechaouen, Al-Hoceima, Fès et Rabat où nous avons rendez-vous avec Laure mercredi soir! Nous ne savons pas si nous aurons le temps de faire ce parcours mais nous allons à notre rythme de toutes façons, si nous devons passer à côté d'une de ces villes ce n'est pas grave, il faut en laisser pour les prochains voyages ^^.
@+ tout le monde, on pense à vous et tout va très bien pour nous.
dimitri & julien
Salam alikom everybody!
Je vais commencer cet article par des excuses publiques (sous la pression) pour les fautes d'orthographe qui se sont invitées à mon insu dans les précedants (et les futurs... hum) articles. J'ai bien vu depuis en me relisant qu'effectivement il y en a pas mal, voire des oublis de mots entiers... Pour ma défense je tiens à dire que malheureusement je n'aurai pas forcement le temps de me relire au cours de ce voyage car celà coute du temps internet et ce n'est pas ce qu'il y a de meilleur marché ici pour le moment. J'essayerai de tout corriger de temps à autres c'est promis ^^.
Mais revenons en à nos moutons si j'ose dire.
Nous avons donc comme prévu pris le bus en direction de l'est, mais nous avons choisi d'éviter Tétouan, que l'on appelle ici joliment "la ville des voleurs", pour aller directement à Chefchaouen... Trouver le bon bus dans une sorte de marché couvert où s'entassent de nombreuses boutiques touters plus exigues les unes que les autres et surplombées de panneaux informatifs ércits en arabe, fut une tache assez sympa, surtout au milieux d'une foule qui fourmille de partout et des cris des vendeurs qui annoncent leurs destinations en agitant une poignée de billets. Une fois le fameux bus trouvé, il fallu donner au chauffeur 5 dirhams par sac pour qu'il accepte de les prendre dans la soute (les prendre avec nous dans le bus étant bien sur interdit...). Un autre voyageur s'ennerva, le mot "bakshich" fusa et tous les marocains rigolèrent, c'est comme ça que ça marche ici et eux non plus n'y échappent pas...
Le trajet se passa bien et il était agréable de voir le paysage changer au fur et à mesure que nous nous éloignons de Tanger. Il est assez étonnant de voir dans la périphérie des bidons-villes au pieds de grands immeubles vides dont la construction ne fut jamais achevée pour faute de moyens sans doute... Il y a un côté absurde et un peu navrant, on a l'impression que ça construit de tous les côtés mais que le batiments ne voient jamais le jour, seuls subsistent des squelettes de construction et des masses de béton complètement vides...
La campagne est bien plus jolie et change souvent de visage, parfois aride, d'autres fois verdoyante, il y en a pour tous les goûts c'est super.
Le bus s'arreta un instant à Tétouan, juste le temps qu'un "ami" essaye de me faire croire qu'il fallait racheter un billet ici pour continuer vers Chefchaouen pendant que j'étais entrain de surveiller que personne ne soit tenté de prendre nos sacs dans la soute.
Le bus nous emmena ensuite à Chefchaouen où l'on arriva en début de fin d'après midi (mais si ça se dit). Nous nous retrouvions donc à 120km de Tanger et cela pour 27Dh de bus! (plus 5Dh pour le sac certes, mais ça reste vraiment pas cher!).
Il faut savoir que Chaouen (comme ils disent ici) est une ville batie contre une montagne, que le bus nous a laissé en bas et que le camping où nous voulions aller surplombe la ville. evidement...
Après avoir grimpé tout là haut avec nos 20 kilos sur le dos, et monté la tente entre deux pins dans le camping, Julien décida de rester lire un peu et de se coucher tôt car la perspective d'avoir à remonter jusqu'ici pour rentrer l'épuisait par avance ^^. Après avoir regardé le soleil se coucher derrière la montagne, c'est donc en solitaire que je me suis dirigé vers l'escalier qui descendait vers la ville...
- Chefchaouen -
La nuit était entrain de tomber et je m'approchais du bord de la falaise où l'on m'avait indiqué l'escalier, je ne voyais pas encore la ville. Ce n'est qu'au dernier moment qu'elle apparu, juste en contre-bas, illuminée par des milliers de lumières oranges et blanches, avec sa médina, sa kasbah et toute la rumeur, toute cette vie qui remontait jusqu'à moi. Elle était vraiment magnifique, je veux ne jamais oublier cette image là.
En descandant je me suis arrété un moment sur un gros rocher pour écouter un peu mieux la rumeur de la ville, c'était un brouhaha de klaxons, d'enfants qui rigolent, de musique et de gens qui parlent cette langue que je ne comprends pas. Je pouvais maintenant distinguer les silouhettes de tout ce petit monde qui s'activait là juste en bàs, il était temps d'y aller.
Je suis entré dans la ville par une petite ruelle où il n'y avait personne et qui déboucha tout à coup au milieu d'une foule de gens qui criaient, vendaient, achetaient, bref, ils vivaient... Je me suis baladé un moment au fil des ruelles en suivant les gens avant de me rendre compte que personne ne me prétait attention, je n'avais pas mon sac sur le dos et Julien n'était pas avec moi, ma couleur de peau avait fait le reste, je n'étais plus un touriste, j'étais marocain...
Je me suis alors enfoncé de plus belle dans cette ville qui s'offrait à moi, j'ai passé une bonne partie de la nuit à me balader dans la médina entre toutes les échoppes d'où s'échappent des odeurs d'épices mélangées, les barbiers qui manient le rasoir avec application en discutant avec leur client, les gamins qui vendent leur pain dans la rue, les tissus et habits (vrais ou faux) qui pendent au-dessus de nos têtes et les terrasses des cafés où l'on boit le thé à la menthe en discutant... Je me sentais vraiment immergé dans cette culture c'était génial, la nuit continua ainsi.
En remontant vers le camping par l'escalier je me suis à nouveau assis un moment sur le même rocher. La rumeur semblait plus importante encore que tout à l'heure, il y avait maintenant une fanfare et des klaxons qui sonnaient en rythme pour célébrer je ne sais quel évenement, et je me suis dit que voilà, j'en étais sur maintenant, c'est comme ça que je voulais voyager.
Ce matin, après une nuit à la belle étoile, j'y suis retourné avec Julien cette fois. La journée s'annonca bien puisque sur le chemin, une bergère nous lança des caillous alors que nous tentions de prendre une photo d'une chèvre qui s'avérait être la sienne... Après quelques injures probables en arabe, nous la remerciâmes et partimes (sans la photo).
La ville avait un autre visage, cette fois elle nous révélait ses vraies couleurs à la lumière du soleil: des murs blancs et un camailleu de bleus incroyables que nous avons tenté de prendre en photo (discretement ^^) mais de toutes façons une photo aussi belle soit elle ne le sera jamais autant que le paysage lui même, il faudra donc venir ici pour voir ça.
Apres avoir acheté quelques légumes et bu un thé nous sommes rentré au camping pour faire la sieste avant d'aller un peu se ballader dans les environs. Finalement on a surtout fait la sieste ^^.
Ce soir nous sommes encore ici pour profiter de la vie nocturne mais demain matin nous prenons le bus pour Al-Hoceima à 6h30, il y a 5h de route apparement mais il parait qu'elle est vraiement très belle, on vous dira ça.
@+
Julien et Dimitri
Salut!
ça va bien pour vous? J'espère que oui franchement, parce que nous ici on a plutôt la belle vie! Notre seul soucis du moment se limite en fait à aller arpenter les ruelles de la médina de Fès tout à l'heure alors qu'on vient de se gaver de patisseries et de thé à la menthe...
Mais gardons ça pour tout à l'heure et revenons quelques jours en arrière, nous étions à Chaouen et nous devions prendre le bus pour Al-Hoceima.
Après avoir passé la soirée et une partie de la nuit à profiter de chaouen by night, le réveil au camping à 5h du mat fut "un peu" difficile et il s'en fallu de peu que nous rations le bus. Nous avions un billet de la compagnie CTM qui d'après ce que nous avons vu semble etre la meilleure compagnie puisque leurs prix sont bien plus élévés (parfois presque le double!!), leurs bus sont en bon état, propres et climatisés, des bus de "riches" quoi. En théorie c'est bien, en pratique le moteur nous a laché à 1h de route de Hoceima et nous avons passé pas mal de temps dans une station service perdue au milieu des montagnes désertiques à attendre un taxi pour finir la route. Heureusement, comme partout dans le monde, même dans un coin perdu au fin fond du rif où la seule activité pour se divertir se résume à compter les cactus, on trouve toujours une bonne bouteille de coca bien fraiche.
Finalement c'est un bus d'une autre compagnie qui nous emmena jusqu'à Hoceima, payé par la CTM en dédommagement, ce bus là n'avait pas de place pour nous, n'avait pas non plus la clim et était complêtement pourri, mais on se serra à 3 sur 2 places et yalla! Ce fut bien plus authentique et au moins lui nous emmena à destination ^^.
Notre expérience de Hoceima fut intéressante puisque le camping que nous avions repéré dans le routard s'avera être une sorte de parking parsemmé de terre-pleins avec un peu d'herbe au milieu. Rajoutez à ça la plage du camping où julien se baigna en éclaireur pour voir si l'eau était bonne (j'ai du mal à me baigner à moins de 27 degrés, chromosomes des antilles oblige!), et que en plus d'être froide il s'averait que c'était l'endroit où la ville deversait ses égouts. Vous comprendrez donc que je choisisse finalement de laisser Julien profiter seul de ses mycoses et de plutôt aller prendre une bonne douche et une chambre d'hotel en ville.
Après avoir posé nos affaires et s'être rafraichis nous avons décidé de pour une fois, choisir un petit resto dans la catégorie "pas cher" au lieu de l'habituelle "vraiment, mais alors pas cher du tout, à la limite de l'indescence" (soit environ 80Dh le repas au lieu de 20/30Dh), le routard nous en conseillait un et c'est tout contents que nous nous y sommes rendus, prets à se faire péter la panse si j'ose dire. Le routard avait raison sur un point: les 80Dh par personne, pour le reste nous avons juste eu droit à un pauvre tajine kefta dans lequel quelques rares boulettes de viande se battaient en duel autour d'un (petit) oeuf trop cuit, et où l'ambiance traditionnelle se limitait à une télé déchainée qui montrait Tom Cruise faire des cascades improbables à moto dans ce chef d'oeuvre du cinéma qu'est "mission impossible III".
Une bonne nuit de sommeil là dessus et retour au bus pour Tanger soit 8 nouvelles heures assis, heureusement le paysage à lui seul valait le déplacement...
Bonjour a tous!
Me voila maintenant avec Dimitri et Julien sur la terre africaine!
Après exactement 27h de voyage (bus + bateau entrecoupé de longues heures d'attente) je pose mes petits pieds à Tanger à 21h30, heure locale. Je suis trés fatiguée, mais trés contente de retrouver mes compagnons de voyage qui m'attendent au port comme prévu! Je suis assez étonnée en voyant Tanger. Cette ville ne ressemble pas a l'idée que je m'en faisais. Au premier abord, on a l'impression d'une ville riche, mais je me rend vite compte que derrière ce bord de mer aux allures de Riviera se cache une ville ou se cottoient la richesse et la pauvreté. Je ne sais pas si c'est à cause de la fatigue mais je ne m'y sens pas trés bien et trouve l'atmosphère plutot agressive. Et pour amplifier mon malaise, nous nous retouvons bientot spectateurs d'une scène qui me choque et me dégoute : devant nous un homme crie sur sa femme et la frappe une fois puis deux... Décidemment, mes premières impressions du Maroc ne seront pas les meilleures. Evidemment, je refuse de croire que ce que je vois est repreésentatif de ce pays...
Après avoir déambulé quelques temps dans la ville, nous finissons par trouver un hotel où il reste quelques chambres de libres. Aprés une bonne douche, nous partons manger un poulet frites dans un des seuls bouibouis encore ouverts et nous couchons trés tard et trés fatigues (surtout moi)! Après une bonne nuit de sommeil j'ai retrouvé mon optimisme habituel, tout va bien. Nous quittons l'hotel à midi et nous rendons à la gare des bus le ventre vide. Nous aimerions nous rendre a Fés. Un bus part a 15h. Juste le temps de grignotter une pizza (j'attendrai encore un peu pour gouter à la nourriture locale...).
7h de bus au lieu de 5. La fatigue revient mais c'est à ce moment que je réalise vraiment que le voyage commence. Nous traversons la campagne, passons dans de petits villages où la vie semble bien tranquille. Nous regardons le soleil se coucher sur des marais salants à travers la fenetre du bus. Je suis contente d'avoir retrouvé Dimitri et réalise la chance que nous avons de faire ce beau voyage. Nous arrivons enfin à Fès, pas bien réveillés... A peine descendus du bus nous nous entassons dans un taxi déjà occupé par un couple et leurs deux enfants. Le chauffeur nous dépose à l'hotel Moulay Idriss. Par cher et situé dans la Medina! C'est parfait! Il y a meme un hammam au 1er étage! "Génial on y fera un tour demain matin" se dit-on. Une fois de plus, il est un peu tard pour aller manger. Tous les restaurants de la medina sont fermés. Il ne reste que quelques snacks ouverts dans la nouvelle ville. Le bon tajine parfumé tant revé ne sera donc pas au rendez-vous... Aprés avoir avalé un steack frites nous revenons à l'hotel. Nous regretterons finalement la présence du Hammam à l'étage du dessus. L'air est moite et la tempérarure de notre chambre refuse de descendre en dessous des 40 degrés malgré la fenetre grande ouverte... La nuit fut chaude, le sommeil écrasant et le réveil difficile entre les bruits de la rue et la chaleur. Bizarrement, l'envie d'aller cuire dans le hammam du dessus nous est passé!!
A l'heure qu'il est notre gentil guide, Samir, nous attend pour une viste de la medina alors je vous dis a bientot et es-salam ali koum!
Ce (trop court) séjour à Fès fut riche en découvertes et en émotion!
Au dernier article, nous vous avons quitté pour aller retrouver Samir, notre gentil guide qui nous attendait pour une visite de la medina...
C'est donc apres avoir attendu patiemment que nous fassions notre travail de blogueur au cybercafé que Samir nous emmène à travers les ruelles sinueuses de la Medina. Une chose est sure, sans lui nous nous serions vite perdus! Il commence par nous montrer quelques-uns des beaux monuments musulmans du quartier des Andalous : la mosquée des Andalous, la médersa Es-Sahrij où les intellectuels de la ville étudiaient le Coran ( cour intérieure magnifique aux murs ornées de mosaiques et de bois ou platre sculpté, je vous laisse voir les photos!). Ensuite nous rendons visite aux artisans du quartier : les fabriquants de théière marocaines, les taneurs qui traitent, teingnent et sèchent les peaux de moutons et qui en font de jolis sacs, babouches; poufs etc... (difficile de résister à la tentation...), un vendeur de tapis tissés à la main par les femmes berbères (Julien se fera un beau cadeau!), un magasin de djelabas (ca nous servira bien pour traverser le Mauritanie! L'art de se couvrir sans mourir de chaud!), une vendeuse d'épices et de plantes médicinales... Nous qui comptions ne rien acheter nous finissons la journée le sac plein de trésors et les yeux maquillés au khol par notre chère herboriste. Dimitri et Julien aussi biensur!
Malgré cet aprés-midi bien chargée, nous n'avons pas vu la moitié des curiosités de cette ville hors du commun. Nous reviendrons ici lors d'un prochain voyage, c'est décidé!
Nous avons prévu de reprendre le bus le soir meme pour Marrakech. 8h de bus au programme et l'arrivée au petit matin. Personnellement, cette prespective ne m'enchante guère... Je (Laure) n'ai pas encore récupéré de ma traversée nocturne de l'Espagne en bus. En plus de ça, Samir nous propose de venir manger le Coucous dans sa famille le soir meme et de dormir chez lui. Nous somme tentés par la proposition mais Julien doit se rendre à Marrakech avant lundi... Connaissant la force de persuasion des marocains je propose à Samir d'insister auprés de Julien car moi, j'ai trés envie de passer la soirée chez lui mais c'est à Julien de décider de ce qu'il veut faire de ses derniers jours au Maroc. Bien tenté! Julien cède et nous voilà partis pour une soirée marocaine en famille. Je vais enfin manger un vrai coucous!!!!!
Aprés avoir réglé quelques détails matériels, nous partons chez les beaux-parents de Samir, un peu à l'extèrieur de la ville. A peine arrivés, Samir m'emmène voir les femmes qui préparent le coucous. Dimitri et Julien rejoingnent les hommes pour une répétition d'un concert de musique folklorique! Après quelques explications culinaires je me vois dans l'obligation d'abandonner mon thé à la menthe et la discution engagée avec les femmes pour rejoindre les hommes qui chantent et jouent de la musique! La soirée commence bien! Saïda qui parle très bien fançais nous a déjà prise sous son aile et est aux petits soins avec nous! Nous allons ensuite nous détendre un peu au salon autour d'un thé à la menthe en attendant le coucous.
Le couscous est bientot servi, tout le monde mange directement dans le plat, c'est un moment extrêmement convivial où l'on partage avec les autres tel ou tel légume ou bout de viande que le hasard à mis devant nous, car même si l'on mange dans le même plat, il serait malpoli de se servir dans la "part" de son voisin...
Après avoir gentillement expliqué plusieurs fois que oui, on en est sur, on a vraiment plus faim, les hommes sortent pour fumer une cigarette ou boire un coca dans une fraicheur toute relative due à la canicule qui sevit actuellement ici, pendant que les femmes emmennent laure dans un coin et commence à lui décorer les mains et les pieds au henné tout en discutant de bon coeur. Après une bonne heure de travail le résultat est magnifique comme vous pourrez le voir sur les photos.
Alors que je suis (dimitri) vainement entrain d'essayer de comprendre les règles d'un jeu de cartes auquel s'adonnaient avec ferveur un groupe de gamins du quartier dans la rue, Samir et les autres viennent me chercher pour aller assister à un mariage célébré par hasard non loin de là! C'est un mariage de "pauvres moyen" si l'on peut dire, qui a lieu au sommet d'un immeuble en construction (ou abandonné). Nous n'avons pas de photos mais c'était intéressant on vous racontera...
Retour chez Samir pour dormir avant de reprendre le bus tôt le lendemain en direction de Marrakech! Merci à toute la famille de Samir pour cet accueil qui fait honneur à l'hospitalité légendaire des marocains.
Ahhhh Marrakech... une bien jolie ville où l'on est souvent tenté de sortir l'appareil photo! "Le plaisir des yeux, c'est gratuit" comme nous disent tous les marrocains pour tenter de nous faire entrer dans leur boutique ^^. C'est rigolo 5 minutes mais on s'en lasse assez vite et on aimerait bien qu'ils nous oublient un peu...
C'est là le problème de cette ville, l'histoire a voulu qu'elle soit sauvée d'une mort certaine par le tourisme... avec tous les inconvenients que celà entraine.
Ainsi tout est tellement axé autour des touristes que les rapports sont vraiment faussés et chaque fois qu'un autochtone vous adresse la parole, quoi qu'il dise, il faut comprendre "donne moi de l'argent". De même, nous n'avons rencontré là bas que des français, que ce soit à l'hotel ou au resto, et tout ce que l'on essaye de vous vendre dans les souks ou dans les diverses boutiques est "spécial touriste", comprenez "cher et de mauvaise qualité".
Bon... à ce stade il serait légitime que vous nous demandiez pourquoi y avoir passé quelques jours... on vous l'accorde.
Eh bien malgrès tout ce que l'on vient de dire, si l'on arrive à voir entre les mailles de ce filet touristique, c'est une ville magnifique qui se révèle, la médina est superbe avec son incroyable place Jemaa-el-fna sur laquelle nous sommes arrivés à la tombée de la nuit et qui brille de centaines de lumières perdues dans la fumée de tous les stands qui font leur tambouille et toutes les roulottes des marchands de jus d'oranges fraichement pressés. Il faut aussi voir toute la foule qui circule et passe d'un combat de boxe (pas bien méchant) à un groupe de musique folklorique (à vérifier... hum) et ou l'on se retrouve tout à coup avec, sur l'épaule, un singe (enchainé à un marrocain qui demande quelques dirhams ^^)... Franchement on se serait cru dans Indiana Jones!
Incroyable aussi le quartier des souks où il suffit de sortir de l'artère principale où il n'y a que des magasins, pour arriver "dans les coulisses" et voir à l'oeuvre les différents artisants battre le fer ou mettre à sécher des djelabas au couleurs superbes tout juste teintes...
L'hôtel où nous étions était en fait une ancienne maison traditionnelle marrocaine décorée jusqu'au plafond et où nous avons dormi sur la terrasse "à la fraiche".
Bref il suffit d'ouvrir les yeux pour se gaver d'images et de couleurs; ce qui rappelons le, est en plus la seule chose gratuite.
Bon bien sur on peut évidement aussi se gaver de couscous divers et autres tajines, et ensuite aller se faire masser au hamam. On a essayé, et il va sans dire que nous avons bien sur eu une petite pensée pour vous.
Voilà, maintenant nous avons quitté Marrakech pour Rabat, ça s'annonce inoubliable, vous comprendrez pourquoi au prochain article...
Salam' tout le monde,
Avant toute chose je voulais juste vous dire que l'ami Julien est bien arrivé à Toulouse, il a pris l'avion le 4 à Marrakech avec plein d'images dans la tête et de trésors marocains dans son sac; nous nous retrouvons donc laure et moi pour la suite du voyage...
Bien bien bien, donc comme je l'annonçais précédement, ces derniers jours furent inoubliables.
A savoir que dès le début, descendre à Marrakech pour remonter ensuite à Rabat faire faire nos visas pour la Mauritanie n'était peut être pas l'itinéraire le plus intelligent... Mais bon, nous voulions rester un maximum avec Julien donc c'était notre choix de l'accompagner quitte à remonter par la suite, donc pas de regrets de ce côté là...
Non, le truc c'est plutôt que nous sommes uniquement allé à Rabat pour les visas et pour rendre visite à une cousine de laure qui vit là-bas, et que après 6 heures de bus et 100Dh chacun de moins, nous avons constaté que Clotilde (la cousine) était en fait en France pour la semaine, que le camping que nous avions vu dans le routard était super glauque, et, le lendemain à l'ambassade de Mauritanie, que depuis quelques mois les visas se font délivrer à Casablanca. c'est la fête.
Après avoir terminé de pleurer, nous avons sauté dans le premier bus pour Casa, et quelques heures plus tard nous avons grimpé dans un taxi en direction d'un hotel que nous avions choisi. Le chauffeur qui parlait français aussi bien que moi le polonais, ne connaissait en fait ni l'hotel ni la rue et s'arréta plusieurs fois pour demander son chemin. Finalement on arriva on ne sait pas trop comment, juste à temps pour apprendre que l'hotel était complet. Bien, le taxi est parti, il fait nuit, la ville est glauque mais le gars de la reception nous a indiqué un autre hotel un peu plus loin, mais un peu plus cher. Appelons ça une lueur d'espoir. Effectivement il reste des chambres, et après avoir avalé un chawarma (sorte de kebab dans une crèpe) dans un fast-food, nous nous écroulons dans le lit pour un repos bien mérité.
Le lendemain nous allons donner nos passeports à l'ambassade, pas de problème, on sympatise même avec Ali, un marocain marié à une burkinabée; échange d'adresses et promesse de passer voir sa femme là-bas quand on y sera. Il faut revenir à partir de 14h30/15h pour récuppérer les visas. Nous trainons en ville en essayant de nous convaincre que l'on va trouver un endroit traditionnel, mais c'est une ville moderne et il n'y a pas grand chose d'interessant pour des touristes. Quelques rencontres diverses nous déçurent un peu plus de la ville, nous avons donc décidé de nous faire plaisir pour conjurer le sort, nous avons mangé le midi dans le meilleur restaurant traditionnel de Casa, très chic, très bon, très cher ^^.
15h30, on passe prendre les sacs à l'hotel et on file à l'ambassade. Le gars à l'entrée à beau etre assez sympa, quand il nous dit que tout le monde est parti et que nos passeports sont à l'intérieur, ça nous reste (un peu) en travers de la gorge. En regardant autour de nous on se rend compte que nous ne sommes pas les seuls, il y a aussi 2 autres français et 2 marocains... En fait on nous dit qu'il y a bien une personne dans l'ambassade, elle surveille un menuisier venu faire des travaux; on nous dit d'attendre... Une demie heure plus tard, la personne arrive et coup de bol, c'est Ali!!! On récupère les papiers en le remerciant, puis on file à la gare des bus pour quitter cette ville qui ne nous inspire pas des masses.
Un bus part pour Essaouira dans la soirée, nikel, un tour à la plage nous fera le plus grand bien!
Salut again,
Nous sommes actuellement à Essaouira, ces nouvelles sont donc aussi fraîches que le poisson qui arrive ici tous les matins avec les chalutiers après une nuit de pêche, harcelés par des nuées de mouettes affamées.
Ici la ville est belle et on se repose tranquilement en flanant dans les ruelles d'une médina toute blanche et bleue mogador, dont les remparts et l'agencement (petite fierté nationale), ont été dessinés avec talent par un français, ce qui valu à la ville le nom "Essaouira" qui signifie "la bien dessinée".
Le programme est bien chargé entre baignades à la plage, visites de galeries (c'est une ville artistique), et repas à base de poissons grillés.
Nous avons retrouvé au détour d'une rue Amély et Audrey, deux toulousaines en vadrouille rencontrées à Marrakech quelques jours auparavant, c'est fou ce que le monde est petit! Du coup nous avons pris une chambre d'hôte à côté de la leur pour ce soir ^^, elles montent à Rabat demain matin alors que nous commencerons notre descente vers le désert et la Mauritanie... Ce soir nous allons essayer d'aller à un concert de musique traditionnelle Gnaoua (descendants d'anciens esclaves noirs) qui a lieu quelque part en ville et dont nous avons entendu parler ce matin au p'tit déj'.
voilà pour les news, on essaye de s'organiser un peu avant de plonger vers le grand sud, on vous tiendra au courant, @+ tout le monde!!
Salut à tous!
5 jours déjà se sont écoulés depuis le dernier article. Mais ne vous inquietez pas, tous va bien! Nous avons décidé de descendre assez vite jusqu'à la frontière Mauritanienne car le temps file et nous avons eu tendance à nous laisser un peu vivre dans ces belles cités marocaines!
Nous avons fait pas mal de kilomètres et un bon nombre d'heures de bus à travers le Sahara en direction du sud en longeant la côte. La route étant longue et les bus premiers-prix en piteux état, nous sommes tombés en panne trois fois au cours d'un même trajet...
C'était quand même bien sympa car on aurait pu payer plus cher pour avoir un bus confortable et climatisé, mais là on a vraiment partagé un moment autentique (le chauffeur était vraiment un personnage ^^) et on a pu voir à quel point les marocains sont débrouillards.
Une fois arrivés à destination à Tan-Tan, une ville-étape construite autour de la route, et après une nuit dans un hôtel rempli de cafards, on a abandonné notre vieux bus miteux pour continuer avec un vrai véhicule d'aventurier (Indiana si tu nous regardes...), un bon vieux Land Rover chargé à la toque dans lequel on s'est entassés à dix plus le chauffeur!
on en a même vu avec des chèvres chargées sur le toit, sous le filet ^^
Le land nous emmena sans encombres jusqu'à Laâyoune avec un joli score de 60km/h de moyenne, ça nous a laissé le temps de faire connaissance avec nos camarades de voyage et de nous faire inviter à passer la nuit chez Mariam, Saïd et le petit Smaïn.
Saïd est militaire mécano dans l'aviation, il a donc un "bon salaire" et un grand appartement (sans fenêtres!), c'était propre, nous étions bien installés et nous avons été reçu comme les marocains savent si bien le faire; dommage que Laure ai choisi cette occasion pour vomir son repas du midi (un vrai voyage de routards ne se fait pas sans une bonne tourista n'est ce pas?). Ils ne parlaient pas vraiment français mais on s'est plus ou moins compris ^^, on a bien sympatisé et le petit Smaïn a même pleuré quand nous nous sommes quittés le lendemain...
Nous avons ensuite poursuivi notre descente, serrés comme des sardines en boite, dans un "grand" taxi (3 devant et 4 derrière...) jusqu'à Boujdour puis dans un bus climatisé (quel luxe!!) jusqu'à Dakhla, dernière ville au Sud du Maroc avant la frontière Mauritanienne, où nous sommes actuellement.
Nous avons nos visas, nos passeports et quelques euros achetés ici au marché noir (pas de distributeurs en Mauritanie!!!!), et nous avons rendez-vous demain matin pour passer la frontière dans un fourgon avec d'autres voyageurs, beaucoup de paperasse à remplir à chaque poste de contrôle au programme, mais qu'importe! Mauritanie, nous voici!!
"Ceux qui sont trop pressés sont déjà morts" - Samir, Fès -
"Quand le ventre est plein le nègre est content" - Mamadou, Nouadhibou -
"Je suis athé, dieu merci" - Jean-Marc, de toulouse -
"Quoi que nous fassions, un éléphant ne rentrera jamais dans une marmite" - proverbe africain -
"La vraie cuisine est celle dont on ne se fatigue jamais. Après un repas parfait il faut garder l'impression qu'on serait capable de recommencer, c'est un peu comme après l'amour mais ceci est une autre histoire..." - Ernest, cuisto, Bobo -
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